Une halte du TER Brest-Quimper au Bot est-elle pertinente ?
Publié le 9 Octobre 2010
Réunion publique
le 25 septembre 2010
à Irvillac
Nombre de participants : une vingtaine, quatre élus de la commune d’Irvillac ; présence des correspondants d’Ouest-Franceet du Télégramme.
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L’association des usagers du TER Brest-Quimper remercie les participants dont certains étaient déjà présents lors de la précédente réunion sur le même sujet.
Elle avait lieu à la salle Kerneis de Daoulas le 25 avril 2009 ; c’était le jour de la porte-ouverte dans la nouvelle mairie de la commune, d’où peut-être le faible nombre de participants : une douzaine.
Cette rencontre et d’autres prospections ont déjà permis à l’association de recueillir dans le secteur Daoulas-Irvillac, 31 réponses au questionnaire (vous le trouvez en ligne sur ce blog, en page « enquête »). ENQUETE
-Le profil de ceux qui ont répondu est très varié, avec 15 actifs, 8 retraités et 8 étudiants, collégiens ou lycéens.
-22 ont indiqué Brest parmi leurs destinations principales, 14 Landerneau, 10 Quimper (plusieurs réponses étaient possibles).
-22 personnes sur 31 auraient un usage très régulier du train s'il s'arrêtait au Bot (plus de 4 jours par semaine).
Quand nous avions évoqué cette éventualité, Gérard Lahellec, Vice-Président du Conseil Régional nous avait répondu : tout est envisageable si c'est dans l'intérêt commun…
Le but de cette réunion était donc toujours de savoir si le rétablissement d'une halte ferroviaire au Bot serait pertinent. Une question que notre association n'est pas la première à s'être posée. Ce sont bien les élus, et en particulier ceux d'Irvillac qui se sont intéressés les premiers à ce sujet.
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Intervention de Monsieur le Maire d'Irvillac, Jean-Noël Le Gall
avec des compléments d'information donnés par Patrick le Hénaff, Adjoint au maire.
Dés 2006, les premières « demandes de train » ont été exprimées par des habitants.
En 2008, la mairie a lancé une consultation sur le sujet et reçu 60 réponses d'habitants qui se sont déclarés intéressés par le train. (ndlr : Daoulas a fait de même et reçu 80 réponses)
Le train apparaît non seulement comme un transport compatible avec un développement durable, mais c'est aussi un mode de déplacement économique.
Progressivement, le Pays de Brest et la communauté de communes de Landerneau-Daoulas se sont montrés sensibles à la question de la desserte du secteur et l'éventuel rétablissement de la halte ferroviaire. Plusieurs études ont été menées, certaines sont toujours en cours. Notamment, un comptage des véhicules qui vient d'être effectué à Landerneau et Daoulas (on en connaitra les résultats fin octobre).
La voie express apparaît comme saturée (il y a régulièrement un bouchon sur la bretelle d'entrée de Daoulas, et des voitures en attente jusque sur la voie express).
La commune serait prête à s'impliquer financièrement dans l'aménagement autour de la halte.
Les choses vont dans le bon sens !
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Intervention de Monsieur Philippe Mazéas, spécialiste d'études sur les aménagement, et déplacements
et habitant de Daoulas...
Une rencontre entre le maires des communes desservables sera nécessaire pour une action cohérente et convergente; car face à l'action des maires, de TER29 et des usagers, qui avons nous? Le Conseil Régional, la SNCF, et RFF: trois "grosses machines".
Evocation de l'étude effectuée et dont le rapport doit être remis fin septembre.
Elle vise à évaluer le potentiel de personnes concernées par les déplacements et les transports ferrovairies sur le Pays de Brest
-de Brest à La Roche-Maurice, en direction de Rennes
-de Brest à Pont-de-Buis, en direction de Nantes
Etude qui porte sur deux points :
-les contraintes techniques
-la clientèle
Méthodologie :
-Etude d’un périmètres rapproché de 1 km autour des haltes,
-puis d’un périmètres élargi à 5 km autour des haltes,
-et enfin de l’aire de chalandise. Pour le Bot : l’aire de chalandise est de 10 000 personnes (Irvillac, Daoulas, Logonna-Daoulas, l'Hôpital-Camfrout et autres) .
Aucune halte ne pourra en effet être établie sans un minimum de garanties de fréquentation.
Des chronométrages sont effectués en voiture en heures creuses, puis aux heures de pointe, entre les gares périphériques et le centre ville de Brest : en comparaison, le train est hyper performant sur certaines destinations.
Les modes de transports ne doivent pas être opposés, mais combinés, avec la mise en place d'un kit de transport de A à B, et de plate-formes multimodalesoù se rejoignent ces modes de transport :
-bus urbain
-bus interurbain
-ferroviaire
-covoiturage
-autopartage
-vélo électrique
Dans le cas du Bot, on aurait un site de rabattement
-le train est pertinent pour Le Bot-Landerneau
-pour Le Bot-Brest: à voir, le bus serait sans doute plus performant; surtout si c’est un Bus à Haut Niveau de Service (BHNS), avec un site propre sur le pont Albert Louppe ou une voie réservée sur le pont de l’Iroise à certaines heures ; en outre, ça permettrait de desservir le port de commerce.
Etude exploratoire pour un horizon à 10/15 ans, les pistes:
-Création de plate-formes multimodales
-Renforcement des pôles-gares, autrement dit urbanisation renforcée dans les alentours des gares, en terme de logements comme de services, et en combinant les horaires des trains avec ceux des bus urbains s’il y en a.
Sur la ligne Brest-Quimper: Pont-de-Buis et Landerneau seraient concernés.
-Mise en ligne d’un tram/train Landerneau-Brest (cf Nantes-Chateaubriant)
L'idéal est que le tram/train desserve le périurbain. C’est un matériel roulant plus léger qui avance à moins de 100 km/h et qui n’est pertinent que dans les zones très densément peuplées.
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Réactions et témoignages du public
Attendre encore 2014, la fin des travaux de modernisation de la ligne Landerneau-Quimper, c'est long ! Ne pourrait-on aller plus vite ? C'est si compliqué de goudronner un quai et d'arrêter les trains qui passent déjà ?
Réponse : la temporalité est très « longue » quand il s'agit de grosses structures comme la Région ou la SNCF ; le plan prévoit pour 2014 12 navettes quotidiennes entre Brest et Quimper dont 1 Brest-Nantes, 7 Brest-Quimper directs et 4 caboteurs.
Pour espérer obtenir une halte au Bot, il faut s'intégrer dés maintenant à l'exploitation future.
En cas d'interruption du trafic ferroviaire pendant les travaux sur la ligne, l'association pourrait « négocier » que les cars de substitution de la sncf s'arrêtent dans le secteur pour un « test ».
A plus long terme, (2018 ?) qu'en est-il de l'exploitation centralisée de la ligne pour pouvoir augmenter le nombre de train ? Il existe un système, le RTMS, pour « gérer » de manière informatique les transports. C'est un système de signalisation qui permet de cadencer et d’espacer les trains dans un intervalle de temps restreint pouvant descendre à trois minutes. Bien évidemment, il est réservé en priorité aux lignes à fort trafic, compte tenu de son haut niveau de performance et de son coût. Dans le principe, chaque train peut localiser l’autre à tout moment en étant reliés à un PC qui analyse et gère en direct l’exploitation. La signalisation est transmise et lue par la machine.
La plate-forme multimodale : son emplacement au Bot n'est pas encore acquis car pour les habitants de Plougastel, Dirinon ou Loperhet, le passage par Daoulas continuerait à poser des problèmes d'encombrement routier.
Il n'est pas certain que le train soit partie intégrante de cette plate-forme car la voiture reste intéressante en temps de trajet, tant que la ligne ferroviaire passe par Landerneau.
Il faudra examiner aussi les nouvelles lignes de cars Pen ar Bed qui seront mises en place par le Conseil Général en septembre 2011.
Remarque de Mr Mazéas : une variante étudiée par RFF envisageait la construction d'un pont ferroviaire sur l'Elorn pour éviter Landerneau ; son coût a été évalué à 400 millions d'euros, trop cher pour une zone pas assez densément peuplée.
Remarque d'une usagère : à Daoulas et Irvillac, les habitants ne vont pas forcément jusqu'à Brest, beaucoup travaillent ou ont d'autres activités à Landerneau.
Les problèmes de manque de « prospective » ou de cohérence dans l'intermodalité tiennent notamment au fait qu'il n' y a pas de structure unique, comme un syndicat mixte des transports qui impliquerait le pays de Brest, les communautés de communes et le Département.
La question du vélo dans les TER : pas facile de prendre le train avec son vélo, à certaines heures, et si les cyclistes sont nombreux, ça génère des conflits entre les passagers. Une réponse intéressante à cette question serait la mise à disposition en gare de vélos en « libre service » (Quimper l'envisage dans son schéma vélo).
Pour ceux qui s'intéressent à l'histoire de la ligne Landerneau-Savenay , cf le livre de l'association Dourdon De la Vapeur au TGV dans le Pays de Landerneau- . Edition brochée, en noir et blanc. http://dourdon.infini.fr/index.php
Le principe d'une réunion prochaine à propos de l'arrêt du Bot pour fin octobre ou début novembre est acté.
Mr le Hénaff propose d'en profiter pour présenter des petits films sur la ligne de TER.
Il faudra impliquer davantage les élus de Daoulas (organiser une rencontre intercommunale par exemple ?).