Mobilités du futur : quand va-t-on avancer ?
Publié le 3 Mars 2014
Et voilà ! Plus d'écotaxe, donc plus de financement pour un tas de projets de transports en commun, autrement dit d'utilité publique ! Pour les détails, voyez par exemple cet article du Monde.
La politique de mise en place de cette écotaxe a été si mal menée qu'on se demande si droite et gauche (qui l'ont menée en accord) n'ont pas fait exprès de torpiller un bonne idée de base : faire financer les transports moins polluants par les plus polluants. On a en effet accumulé les absurdités :
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système de collecte hyper complexe dans le plus pur style « usine à gaz »,
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principe douteux de la collecte d'un impôt par un opérateur privé,
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coût exorbitant de cette collecte,
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soupçons de corruption et de favoritisme lors de l'attribution du contrat à l'opérateur de la collecte,
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délai de mise en place entre le vote de la loi et son application bien trop long,
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moment politique (mal) choisi pour mettre en place la nouvelle taxe (après une suite d'augmentation d'impôts).
Quoi qu'il en soit, dans leur mobilisation contre cette écotaxe, les « bonnets rouges » se sont décidément bien éloignés du vert : malgré leur hétérogénéité, ils défendent tous finalement un système économique, un système de production, à bout de souffle et globalement nuisible pour l'environnement. Celui de l'ancien monde. Par peur, c'est certain … et sans doute aussi par manque d'imagination.
Et justement, ça tombe bien :
C'est le titre de ce colloque alléchant organisé par des étudiants de L'IEP (Institut d'Etudes Politiques) de Rennes. Un événement pour fêter les 10 ans des masters « expertises de l'action publique » et « espaces publics en Europe ». Parmi les thèmes qui seront abordés ce 21 mars : « Quelles recompositions des espaces et instruments de l'action publique ? » « Fluidité des comportements, réseaux changeants. Quelles nouvelles cartes pour s'orienter dans une société 'liquide'? ».
En cette période de l'histoire humaine, nous savons en effet moins où nous allons qu'à d'autres époques. Ce n'est pas une raison pour être paralysés par toutes sortes de peurs, même celle de perdre son emploi. Il est temps d'aller de l'avant. Comme disait Franck Herbert l'auteur de Dune, l'un des plus importants romans politiques du XXe siècle : « la peur tue l'esprit ».
