La pollution atmosphérique une fatalité ?

Publié le 13 Mars 2014

La pollution atmosphérique une fatalité ?

C'est sûr, c'est sympa le beau temps, sauf que ça favorise la suspension des particules fines très nuisibles à notre santé.

Certes, une fois la pollution bien installée, le Conseil Régional d'Ile de France instaure 3 jours de gratuité des transports publics, mais là on est dans le "mieux vaut guérir que prévenir".

Donc pendant que les décideurs ne décident pas d'une vraie politique des transports publics visionnaire, on s'empoisonne.

 

Lire le communiqué de la FNAUT ci dessous

 

Communiqué : Pollution de l’air :

la FNAUT s’associe à la plainte contre X

et réclame des mesures préventives pour réduire l’impact de la circulation routière

Les associations Ecologie sans frontière, Respire et Rassemblement pour la planète viennent de porter plainte contre X pour mise en danger d’autrui par la pollution de l’air. En plein accord avec elles, la FNAUT va se joindre à la procédure : elle s’inquiète elle aussi des épisodes répétés et prolongés de pollution de l’air dans les grandes villes et réclame des mesures de fond préventives.

Une situation répétitive, aggravée par les pouvoirs publics
Une fois de plus, le niveau très élevé de pollution de l’air, qui persiste en Ile-de-France et dans de nombreuses autres régions, ne suscite aucune réaction sérieuse des pouvoirs publics.
Non seulement le gouvernement et les collectivités locales se contentent de mesures provisoires de réduction des vitesses de circulation et de conseils de prudence (« ne bougez plus, ne respirez plus »), mais leurs décisions en temps normal favorisent la croissance du trafic routier :
• la construction de nouvelles autoroutes urbaines (A45, A31 bis, grand contournement ouest de Strasbourg) est relancée alors qu’elles renforceront le trafic routier ;

• le report de l’écotaxe favorise le transport par camions et, en privant l’Etat de recettes
importantes, bloque d’indispensables investissements de transports collectifs en site propre ;
• la hausse des taxes sur le gazole a été reportée à 2015 et n’est envisagée qu’à un niveau marginal ; une taxation du kérosène consommé par les avions a été écartée.Des mesures pérennes sont indispensables
L’inaction des pouvoirs publics n’est pas compatible avec la gravité des pics de pollution : la FNAUT réclame des mesures de restriction de la circulation routière lors des pics.
Mais la pollution chronique de l’air urbain, toujours élevée, est encore plus dangereuse que les pics. La limitation de vitesse à 70 km/h sur le périphérique parisien est certes utile. Mais des mesures générales et pérennes sont indispensables, telles que l’introduction du péage urbain suivant l’exemple récent de Milan.
La FNAUT attend des candidat(e)s aux prochaines élections municipales qu’ils (elles) avancent des propositions efficaces et ne se contentent pas de promesses et de gadgets.
Ainsi, à Paris, ce n’est pas en autorisant les voitures électriques dans les couloirs réservés aux bus et cyclistes, ou en attirant les voitures par mutualisation des parkings, qu’on limitera la pollution de l’air. Paris est la seule capitale européenne disposant d’une emprise comparable à la Petite Ceinture ferroviaire et songeant à l’aliéner au lieu de l’exploiter pour mailler le réseau de transport public.

Contact presse :
• Jean Sivardière, président de la FNAUT, tél. 04 76 75 23 31
• Jean Macheras, animateur du réseau Déplacements urbains de la FNAUT, tél. 01 43 22 72 85

Rédigé par association ASSOTER 29

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